Fière

De lui, d’eux, de nous.

Fin d’une enfance, d’une étape, d’une année scolaire, d’un confinement, de son secondaire.

La fin… Le début. Accomplissement.

Quand les mortiers volent, les émotions pleuvent.

Choisir où poser les yeux… et ses pensées

On a toujours le choix. On ne se le donne pas toujours.

Je ne parle pas du choix de ce qu’on vit. On ne maîtrise pas (toujours) les événements. Je parle du choix du comment. Moi, j’appelle ça choisir où poser les yeux. Qu’ai-je envie de voir ? Sur quoi choisis-je de poser mon attention ?

C’est là que se cache la résilience. C’est là que ce cache le pouvoir véritable.

Aujourd’hui, j’ai choisi de poser les yeux sur une brassée de fleurs de lilas, mes pensées sur le geste sous-jacent, cadeau de ma mère, et j’ai laissé leur parfum apaiser mon coeur.

C’est si beau et si doux, autour de moi.

Trois joies

Un latte glacé maison qui goûte l’été : Beaucoup de glaçons, 2 doses d’espresso, lait froid pour compléter le verre.

Des croquants de chocolat à la noix de coco trooooop divins pour la déesse du chocolat qui se cache dans toutes les filles : ¼ tasse d’huile de coco fondue et assez chaude pour faire fondre 12 oz de chocolat noir et un peu de sucre, 1 tasse de céréales de riz soufflé, ½ tasse de noix de coco râpé non sucrée.

La douce odeur de soleil d’un bouquet de pivoines pour accompagner mon après-midi de travail.

Random facts

Mon fils m’envoie des Random facts, des faits divers inusités ou des vérités intrigantes, par texto. Une habitude qu’il a prise de manière tout à fait impromptue et spontanée au début du confinement, en avril 2020. Comme j’adore recevoir ses Randoms facts et qu’ils me divertissent beaucoup, j’ai eu envie de vous en partager quelques-uns. Bien que vous n’aurez pas la surprise de les recevoir un à un et de façon inattendue, comme moi, j’ai bon espoir qu’ils sauront illuminer votre journée ou, à tout le moins, vous faire sourire un brin. Bonne découverte !

  • Random fact #6
    Le mot barman est un mot légitime en français, alors que dire bon matin est considéré comme un anglicisme.
  • Random fact #8
    Les gommes à effacer meurent lentement de nos propres erreurs.
  • Random fact #9
    En 1770, le parlement britannique a tenté de faire passer une loi interdisant le rouge à lèvres, arguant qu’il avait le pouvoir de séduire les hommes, ce qui était considéré comme de la sorcellerie.
  • Random fact #10
    Avant qu’était était, était était est.
  • Random fact #16
    Synonyme n’a pas de synonyme.
  • Random fact #20
    100% des non-fumeurs de plus de 150 ans sont morts.
  • Random fact #21
    Si tu arroses de l’eau, elle grandit !
  • Random fact #22
    On n’arrête jamais de manger… c’est simplement l’espace de temps entre les bouchées qui change.
  • Random fact #25
    Personne n’a jamais été et ne sera jamais dans une salle complètement vide.
  • Random fact #26
    On ne saura jamais qui aura été le plus grand espion de tous les temps.
  • Random fact #27
    En 1920, Charlie Chaplin a participé à un concours de qui ressemble le plus à Charlie Chaplin et il a terminé en 27e position (sur 40).
  • Random fact #28
    La vie est une maladie terminale transmise sexuellement.
  • Random fact #31
    Dans 140 millions d’années, une journée sur Terre durera 25h, car la vitesse de rotation de la Terre diminue constamment.
  • Random fact #33
    Quand quelqu’un compte en anglais, ses lèvres ne se touchent pas avant 1 million.
  • Random fact #34
    Si on enlevait toutes les lois, il n’y aurait plus de crime…. mais ce serait le chaos.
  • Random fact #36
    En 1847, Robert Liston a fait une amputation en 25 secondes, opérant tellement rapidement, qu’il a accidentellement amputé le doigt de son assistant lors du processus. L’assistant et le patient sont mort de choc septique, et un observateur dans la salle est également mort de choc traumatique, ce qui fait de cette chirurgie la seule opération connue ayant résulté à un pourcentage de mortalité de 300%.
  • Random fact #37
    Après être arrivé en retard à son cours de mathématiques, George Dantzig a recopié 2 problèmes qui étaient inscrits au tableau noir en pensant qu’il s’agissait d’un devoir, puis il les a résolus. Ces deux problèmes étaient en fait de célèbres problèmes de statistiques n’ayant jamais été résolus à ce jour, ce qui a permis à M. Dantzig d’obtenir son post-doctorat en statistique.
  • Random fact #39
    Le nombre de personnes plus vieilles que nous n’augmente jamais.
  • Random fact #40
    La planète Uranus a été découverte avant l’Antarctique.
  • Random fact #42
    On ne réalise pas qu’on s’est endormi tant qu’on ne s’est pas réveillé.
  • Random fact #44
    Ayant 2 bras, j’ai plus de bras que la moyenne. En effet, certaines personnes n’ayant qu’un seul bras ou pas de bras du tout, la moyenne de bras par personne se situe un peu en-dessous de 2.
  • Random fact #45
    En 2014, une femme disparue en vacances en Islande a été retrouvée lorsqu’on s’est aperçu qu’elle faisait partie d’une équipe de recherche qui la cherchait.
  • Random fact #46
    Les enfants grandissent plus vite au printemps et les cochons attrapent des coups de soleil !
  • Random fact #49
    On n’a pas peur d’être seul dans le noir. On a peur de ne pas être seul dans le noir !
  • Random fact #52
    Les mots bulbe, muscle, pauvre, quatorze, quinze, simple, meurtre et monstre ne riment avec aucun autre mot de la langue française, qui en compte pourtant plus de 75 000.

Merci, monsieur Schmitt !

Ce moment où, un nouveau livre à peine entamé, après une trentaine de pages seulement, je m’enflamme sans crier gare, me sidère et m’émeut chaque fois. Cette envie subite qui me prend de raconter à quelqu’un les balbutiements de ma lecture, de parler avec enthousiasme à qui veut bien m’écouter de ce livre que je viens pourtant de commencer est singulière, étonnante et généralement le signe que je tiens entre mes mains un chef-d’oeuvre. Ça ne m’arrive pas souvent…

Je viens de commencer la lecture d’une oeuvre unique, une fresque à la fois romanesque, historique, poétique et philosophique, que j’ai bien de la difficulté à poser et dont j’ai déjà envie de différer la fin. Heureusement pour moi, il y a sept suites à paraître… Merci, M. Schmitt, pour La Traversée des Temps !

Source : https://eric-emmanuel-schmitt.com/Accueil-site-officiel.html

Mon St-Laurent

Bleu, gris, fleuve-mer grandiose aux mille humeurs, mon St-Laurent m’habite, me guide, m’emplit. Il comble mes vides, nettoie mes pensées, aseptise mon âme et l’élève. Il me guérit de maladies dont j’ignorais souffrir. Le regarder m’apaise, l’écouter m’énergise. Le retrouver jour après jour est un cadeau. Dommage qu’on le prenne si souvent pour acquis, à cheval d’une Rive à l’autre. Au chalet, il renaît, près de mon nouveau chez-moi, il s’épanouit. Je le devine par la fenêtre de la cuisine, l’admire à l’étage et le rencontre tout en bas de la côte. C’est là qu’il me prend dans ses bras et me berce. Il me chante : tout est parfait.

Partout là où je suis

Nos voix entremêlées au moment de la prière du soir.

Des tranches de bananes dans mon bol de Rice Krispies.

Mon oreille collée sur ta poitrine, engourdie de sommeil, et les voix des invités qui me parviennent en écho.

Le cha-cha sur Passe-Partout, puis sur Pretty Woman ; ta main qui me guide fermement.

Nils Holgersson et la Forêt Verte en duo de pyjama, aux aurores.

Tes bras rassurants, la nuit, puis pendant le déluge de larmes de mes années d’adolescence.

L’histoire familiale de nos lointains ancêtres, racontée avec passion ; tes mains feuilletant avec révérence le livre du frère Sigismond.

Un éternument tonitruant dans une salle bondée, qui montre que tu es bien là.

Maman et toi, enlacés.

1000 problèmes de mathématiques compris sans explications, juste grâce à ta présence.

Des cartes de la Fête des Mères bricolées en cachette dans la salle de jeu.

Petit papa Noël… et des surprises magiques.

Minuit Chrétien, chanté à tue-tête et totalement faux, entre deux bouchés de rosettes de chocolat.

De la « saucisse russe », des grilled-cheese et des sandwiches beurre-banane, cuisinés avec amour.

Harmonium et Beau Dommage, en fonds sonores.

Le chalet, la chambre bleue, les aller-retours au rocher.

La crème douce sur le gâteau au chocolat.

Ton bras sous le miens, solide et fier, pendant la marche nuptiale qui me mène à l’autel.

De l’aide pour finir la rangée d’Oreo.

Ton amour de la famille, encore et encore.

Tout ça, je le porte en moi. Tu es partout là où je suis. Je t’aime, papa.

Les couleurs

Quel joli bonheur quotidien oublié ! Les couleurs. Je les aime toutes, les couleurs. Je les aime franches, je les aime douces, je les aime électrisantes ou rassérénantes, fluides, pastelles, ensoleillées, diluées, puissantes, inconstantes, dégradées, opaques ou subtiles, mais je les aime colorées.

Elles caressent de leurs doigts lumineux les yeux engourdis au lever du soleil, sèment de la bonne humeur sur le bord des routes, chantent à tue-tête sur le coup de midi, émerveillent lorsqu’elles glissent, lisses ou embrouillées, sur la toile ou le papier… ou lorsqu’elles enjolivent l’eau du bain. Elles surprennent dans un gâteau, fascine dans l’arc-en-ciel et nous bercent tendrement à l’heure bleue.

Partout, elles mettent de la vie. L’humeur morose s’estompe avec un chandail rose crème aux fraises. Impossible d’être tristounette, lovée dans un fauteuil jaune soleil. Les larmes sont vite séchées sous un parapluie champ-de-trèfles ! Quelqu’un a déjà réussi à garder son air sérieux devant (ou les pieds dans !) des chaussures rouges ?

Sur mes lèvres, dans mon lit, sur mes murs et ma voiture, dans ma garde-robe, sur ma table, dedans, dehors et tout autour, je les veux partout. Osez, vous aussi, vous me remercierez après ;).

Inspiration

L’envie d’écrire m’avait désertée… ou bien l’avais-je oubliée ? Peut-être m’avait-elle elle-même mise en oubli… Toujours est-il que c’était le néant. Le grand blanc.

Le désir de créer, il faut l’entretenir, sinon il meurt. Il s’efface, disparaît. Mais subtilement.

Puis un mot surgit, une image au fil d’une lecture, et c’est la débandade. Tout ce qui a été retenu déferle sans avertissement. Trop d’idées, trop de sujets, trop de ressentis. Pêle-mêle. Et c’est comme magique et déroutant à la fois.

Les doigts s’agitent et pianotent, accouchent d’un texte sans savoir qu’ils le portaient, complètement ahuris et extatiques, peinant à maintenir le rythme des mots qui surgissent d’on ne sait où. Tête ? Coeur ?

Le lien s’est rétabli sans crier gare. Le grand blanc n’existe plus. Les couleurs explosent et remplissent tout. Les mots en viennent même à manquer.

Et sur mes lèvres, un sourire se dessine, qui contamine mes yeux. Joie.

C’est bon d’être de retour.

Ces jours-ci

C’est un peu plus difficile de rester serein, ces jours-ci.

Il faut creuser un peu plus sous la pile des mauvaises nouvelles, des peurs et des imprévus pour trouver des rayons de soleil. MAIS ils sont bien là.

Ces inconnus qui forment soudain une communauté tissée serrée, qui s’entraident et s’encouragent.

Ces arcs-en-ciel qui illuminent les fenêtres en signe d’espoir et de complicité.

Ces surprises laissées par des proches sur le balcon.

Cette créativité qui se réveille pour rencontrer notre monde autrement. (Mon fils a fait un party avec ses amis la semaine dernière… sur FaceTime. Ils avaient de la musique, ils ont joué à Uno (!) et ils ont fait un décompte style Jour de l’An pour célébrer l’arrivée du printemps ! Vous dire comme j’étais fière et émerveillée !)

Ce temps, qui nous manquait tant et pleut maintenant.

Ce ralentissement dans la course folle du quotidien.

Ces réveils sans alarme.

Ces repas en famille égaillés par de longues discussions.

Ces journées en bas de laine et sans maquillage.

Tout ça, c’est beau, ces jours-ci.

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