Retour au mieux

Après trois jours interminables de tournis vertigineux, de manège en surplace, de murs qui bougent dès que la tête se penche, le mieux me soulage.

L’espoir se fait timide au plus fort d’un mon-Dieu-que-je-me-sens-mal. On désespère un peu (surtout quand on vomit sur sa physiothérapeute !), tout en se sentant coupable d’avoir envie de se plaindre d’une peccadille alors que tant d’autres souffres tellement plus, ont une maladie incurable, sont des enfants. Et puis c’est tellement cliché de se dire que la santé c’est précieux, une fois qu’elle a pris (momentanément, heureusement pour moi) la poudre d’escampette. Mais c’est que le mieux, sinon le bien, semble si loin, parfois.

Aujourd’hui, le mieux se pointe tout doucement et je me sens reconnaissante. Bientôt, je pourrai bouger à ma guise sans que le monde autour se lance dans une ronde effrénée, ce qui me donne envie de sourire par anticipation, question d’appeler ce bien-être qui se laisse deviner.

D’ici là, je profite avec gratitude du repos imposé en me rappelant que, bien sûr, tout passe.

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Virée girlie (trop courte) en Estrie

Ahhhh, l’Estrie. C’est si beau ! Merveilleux Mari dit que c’est la plus belle région du Québec. Qu’il ait raison ou pas importe peu : l’œil, l’estomac et le cœur sont toujours heureux entre Magog et Sherbrooke.

J’ai la chance d’avoir une précieuse amie Sherbrookoise, que je ne vois d’ailleurs pas assez souvent. Comme nous étions toutes deux en mal de sortie de filles, nous avons convenu de remédier glorieusement à la situation en testant restos, spas et autres perles cachées (ou pas) de son coin de paradis.

Voici donc un résumé de notre virée girlie beaucoup trop courte en Estrie :

  • Courir en robe (elle) et en kit à pois totalement sixty (moi) pour tester, de façon parfaitement imprévue avant d’aller souper, des chaussures de course à la boutique Le Coureur, en vue d’un achat tout à fait déraisonnable (C’est que j’avais oublié mes espads pour l’entraînement prévu le lendemain matin, voyez-vous !). Tout ça sous l’œil attentif et en bénéficiant des conseils judicieux de deux vendeurs fort sympathiques et extrêmement patients (croyez-moi !).
  • Parler à n’en plus finir et écrire des inepties avec les lettres magnétiques du OMG Resto tout en dégustant sangria rose et burger de fille (pour vrai !). Festives et heureuses, nous avons été dorlotées et chouchoutées comme des princesses : le service était juste parfait.
  • Jogger dans les bois, faire le plein de soleil, puis remarquer une trop mignonne boutique vintage dissimulée dans les rues de Magog, question de s’ouvrir l’appétit avant d’engouffrer un gargantuesque déjeuner personnalisé (la meilleure crêpe au monde, à mon humble avis) au minuscule, mais inoubliable Café-Crêperie 4.0 de Magog, que les petites attentions du personnel rendent plus chaleureux encore.
  • Vivre un moment sublime, pimenté de fous rires inopportuns, au Spa Nordic Station de Magog, entre bains de vapeur, baignades dans la rivière et repos sous le soleil de fin d’après-midi. Mention spéciale à Maxime, qui m’a offert le meilleur massage de toute ma vie.
  • Passer trop de temps, un délicieux café de la Boulangerie Les Vrais Richesses à la main (avec un scone choco-canneberge décadent, aussi, je l’avoue), à m’émerveiller dans la magique Boutique Joséphine au milieu des trésors de la rue Wellington, au Centre Ville de Sherbrooke, incapable de décider ce qui me faisait le plus envie parmi tout le magnifique qui s’y trouve.
  • Marcher, marcher, marcher, et parler, beaucoup, avec sans cesse devant les yeux des paysages grandioses, du beau, partout.

Je rêve déjà à la prochaine fois, où je pourrai relaxer au Strøm Spa Nordique, humer avec bonheur les doux parfums de Bleu Lavande, me délecter à l’Auguste Restaurant ou à L’Antidote FoodLab… Il y a tant à découvrir !

Entre deux semaines

Un coucou d’été, entre deux semaines. Le temps est si élastique. Je prends plaisir à étirer les minutes de cette journée de pluie. Comme au chalet. Travaille avant, travaille après, et au milieu, le calme. Une inspiration.

Un coup de vent, une gorgée de latte, puis les doigts qui pianotent sur le clavier au rythme des gouttent qui mouillent désormais la terrasse.

Je vous lis, je m’émeus. J’ai envie d’écrire. Je suis heureuse.

Magie magie

Ma lecture du moment… Vous l’avez lu ? À moi, ce livre a donné envie de vous écrire. Pour vous, la magie a opéré ?

 

À Montréal en amoureux, de bonheurs en découvertes

S’inviter comme en famille à manger les meilleurs arancini et en profiter pour fêter une inconnue. (Bistro chez Gousto)

Chercher un resto et trouver un peu de la France, par pur hasard. (Brasserie française Le Café du Théâtre)

S’aimer sous une couette blanche. (Auberge du Vieux-Port)

Voguer à quai, de bain de vapeur en bassin d’eau froide. (Bota Bota Spa sur l’eau)

Rire aux éclats sous la pluie de février (je sais, c’est incroyable !). (Vieux-Port de Montréal)

Voir son mari sabrer (pour vrai !) le champagne en dégustant de la burrata. (La Champagnerie)

Célébrer tout et rien à la fois, refaire le monde entre amis et faire du bien sans le savoir autour d’une table festive. (Taverne Gaspar)

Finir la soirée dans un endroit secret caché derrière une sonnette bleue. (Ah ça, c’est un secret !)

J’ai déjà hâte à la prochaine fois !

Voir

To see a world in a grain of sand
And a heaven in a wild flower,
Hold infinity in the palm of your hand
And eternity in an hour.

Dans un grain de sable, voir un monde
et dans chaque fleur des champs le Paradis,
faire tenir l’infini dans la paume de sa main
et l’Éternité dans une heure.

William Blake, Auguries of Innocence

Certains voient ce qui doit être vu. Peut-être regardent-ils simplement avec d’autres yeux… Ces mots de William Blake ont un étrange effet sur mon cœur. Ne croyez-vous pas qu’ils disent tout ce qu’il y a à savoir ?

 

Petit bonheur rouge #2

Coup de cœur, coup de fifties.

Une robe coca à la cerise.

Petit bonheur à pois pour braver le froid.

Elvis, me voilà !

Robe à pois

 

Aquarelle

La joie de créer des choses en couleurs…

Aquarelles du moment

LA LA LAND en solo

Il s’agit là de deux bonheurs en un…

Entrer dans la salle sombre, seule et déjà prête à tomber en amour avec une fiction.

M’installer confortablement au milieu de l’avant-dernière rangée, presque la plus haute, pour bien voir.

Oublier tout ce qui m’entoure au moment où les lumières se tamisent et me retrouver assise dans le vide lumineux d’une pièce qui n’existe plus.

Laisser l’écran m’avaler.

Et puis ce film. Si beau, magique et mélancolique.

poster

*Source de l’image : LA LA LAND Official website

J’en soupire encore. ❤

Éloge de ma naïveté

Parce que dans ma tête, tout le monde est beau pis fin.

Je pense que la vie est vraiment vraiment beaucoup plus belle quand on part du principe que la proportion de Gentils dépasse d’une bonne tête la proportion de Méchants, parce que, dans le fond, pour qui ça change réellement quelque chose la façon dont on perçoit les Autres si ce n’est pour soi ?

Je suis tellement plus heureuse quand je ne me doute pas le moins du monde qu’Untel juge ma façon de m’habiller, mon regard ou mes loisirs, ou encore qu’Unetelle me croit snob, froide ou totalement folle. Je préfère de loin me concentrer sur le regard brumeux de mon amoureux, les sourires ravis de mes enfants et les compliments sincères de mes amis. Et tout ça, je vous le promets, a pour avantage caché de faire en sorte que je suis beaucoup plus agréable à côtoyer que si je me méfiais de tous et médisais de chacun.

C’est beaucoup plus facile d’aimer aussi… Et bien qu’il m’arrive parfois de tomber de très haut, les chutes ne sont ni assez douloureuses ni assez fréquentes pour détruire les nuages moelleux de ma naïveté.

Il y a tant de belles personnes tout partout, et tant de magnifiques actions posées, qui ne sont ni publicisées ni vantées. Je ne doute pas que ma perception que la beauté et la bonté l’emporte de toute façon ne soit plus près de la réalité que ce qu’en pensent les terre-à-terre et les cyniques. N’êtes-vous pas d’accord ?

Alors, vous embarquez dans ma vie en rose ?

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